En juin 2020, la pluviométrie a été excédentaire de près de 30 % en moyenne sur la France, mais très variable d’une région à l’autre. Météo France constate ainsi des pluies abondantes sur la façade ouest, le Massif central, les Vosges ou les Alpes, mais des précipitations déficitaires de la Haute-Normandie à la Bourgogne et à la frontière belge, sur le nord de l’Alsace ou le long du couloir rhodanien.

Résultat, « au 1er juillet, l’indice d’humidité des sols superficiels affiche des valeurs inférieures aux normales sur un vaste quart nord-est allant jusqu’à la Haute-Normandie et à la Sarthe ainsi que dans le centre d’Auvergne — Rhône-Alpes », explique Météo-France. « Dans ces régions, le déficit atteint par endroits 30 à 40 %, localement plus de 50 % », ajoute l’organisme de prévision Cet indice, moyenné sur trois mois, permet de calculer l’indicateur de sécheresse.

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53 départements exposés à un risque de sécheresse estivale

Sur les trois derniers mois, « les sols se sont nettement asséchés sur une large moitié Nord et Est du pays », souligne Météo-France. Les sols sont ainsi « extrêmement secs » de la Haute-Normandie aux Hauts-de-France et jusqu’au Grand Est. En Auvergne Rhône-Alpes, les sols sont « très secs ». En mai 2020, le ministère de la Transition écologique avait estimé que plus de la moitié des départements français (53) étaient exposés à des degrés divers à un risque de sécheresse estivale.

En 2019, la France avait connu un épisode de sécheresse exceptionnel, avec 88 départements en alerte ou soumis à des restrictions. Pour 2020, Météo-France anticipe un été plus chaud et plus sec que la normale.

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Avec AFP