Le maire écologiste de Grenoble, Éric Piolle, a pris un arrêté antipesticides sur une base juridique différente des précédents arrêtés, finalement jugés illégaux par le Conseil d’État. Il y avait eu la première vague des arrêtés antipesticides.

Daniel Cueff, l’ex-maire de Langouët (Ille-et-Vilaine) avait commencé le mouvement en mai 2019. Le maire de Grenoble l’avait imité, comme de nombreuses communes, mais la décision du Conseil d’État menaçant de suspension le texte initial, il a décidé de le modifier en déplaçant sa base juridique.

Basé sur la gestion des déchets

« Ce nouvel arrêté se borne à interdire de nuire à autrui par le rejet de substances phytopharmaceutiques hors de la parcelle à laquelle ils sont destinés et à rappeler que ces substances deviennent, dans ces conditions, des déchets », explique la ville de Grenoble dans un communiqué.

« Les pouvoirs de police attribués au maire pour agir sur les troubles de voisinage et les déchets nous donnent toute compétence, explique Éric Piolle, cité dans le communiqué. Les substances de pesticides se déposant dans les eaux, les jardins, les maisons, les poumons des personnes à leur insu sont des déchets polluants. Celles et ceux qui les émettent sont donc responsables de les maîtriser et de les éliminer. »

Un arrêté similaire en Loire-Atlantique

La commune de La Montagne (Loire-Atlantique) a déjà mis en place un tel texte « sur la base des règles de propriété et de réglementation des déchets ». La ville de Grenoble estime être la première ville d’importance à le faire. Par ailleurs, des rumeurs attribuent à Éric Piolle (EELV) la tentation de présenter sa candidature à la prochaine élection présidentielle.

Éric Young d’après l’AFP