Dans le premier numéro de son Observatoire économique trimestriel, la Confédération européenne du lin et du chanvre (CELC) fait un point un an après le début de la crise sanitaire. « Passée la crise conjoncturelle, les voyants sont au vert pour le lin », assure-t-elle.

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La filière avait annoncé en février 2020 se fixer comme objectif d’atteindre la barre des 1 % de l’offre mondiale de fibres textiles. Celui-ci « reste pleinement assumé ».

Investissements industriels en Europe

La CELC souligne le fait que les investissements industriels dans l’ouest de l’Europe se poursuivent (filatures en France et au Portugal, augmentation des capacités de teillage). « La crise du Covid n’a pas eu de conséquences sur le plan social dans le teillage européen, qui n’a pas cherché à ajuster ses effectifs malgré la baisse temporaire de la production et du rythme industriel », précise la CELC. Elle y voit le signe d’une « filière résiliente face à la crise et confiante des opportunités pour l’avenir ».

La hausse des surfaces marque le pas

En 2021, de 110 000 ha à 120 000 hectares de lin fibre ont été implantés en France, en Belgique et aux Pays-Bas, contre près de 163 000 hectares en 2020. Ce niveau marque ainsi une rupture par rapport à la hausse des surfaces continue observée depuis 2013. 2021 correspondrait ainsi au niveau d’emblavement de 2016 ou 2017.

Selon la CELC, cela s’explique par les contraintes sanitaires (suspension temporaire des activités de l’aval) et économiques (hausse des cours du blé). Elle estime que la tendance de fond n’est pas remise en cause.

Hélène Parisot