« Au vu des informations portées à (sa) connaissance ces dernières heures », la préfecture entend « vérifier la nature de certaines parcelles traversées par les canalisations de la retenue en construction à Mauzé-sur-le-Mignon », selon le communiqué du préfet Emmanuel Aubry.

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Une mission de contrôle sur site

Les services de l’État vont lancer « sans délai une mission de contrôle et d’expertise sur site en lien avec un expert écologue », dont les conclusions sont attendues dans quelques jours, précise la préfecture.

« Si […] les instigations révélaient des travaux en milieu humide, donc irréguliers en cette période de l’année, toutes les voies de droit seraient mobilisées ipso facto », de la « mise en demeure de remise en état » à un signalement au procureur de la République, a assuré le représentant de l’État en Deux-Sèvres.

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Des militants mobilisés

Mardi, sous l’œil de la presse et d’un important dispositif de 70 gendarmes appuyés par un hélicoptère, une trentaine de militants du collectif Bassines non Merci ont arpenté la campagne pour constater l’avancement rapide de la réalisation de tranchées et de pose de canalisations de vidange dans la vallée du Mignon, des travaux pourtant « interdits » selon eux.

Ces militants s’appuient sur un arrêté, consulté par l’AFP qui stipule qu’« aucune intervention n’est possible entre le 1er novembre et le 31 juillet (….) en cas de croisement avec un habitat humide ou un cours d’eau ».

AFP