Faisant suite au fauchage d’une parcelle d’expérimentation de 2 ha de tournesol dans l’Aveyron le 13 septembre 2020, les agriculteurs du collectif Marre des faucheurs estiment qu’« il est urgent de sortir de l’impunité ». Ils se tournent vers le gouvernement pour que les auteurs de ces faits soient « sévèrement punis ». « Aujourd’hui, nous ne pouvons plus accepter le discours des Faucheurs et leur diktat qui relèvent d’une manipulation doublée d’une grande violence », déclarent-ils dans un communiqué du 15 septembre 2020.

Des dommages et intérêts en attente

Le collectif regrette que « 3 faucheurs volontaires, condamnés par la Cour de cassation », n’aient « toujours pas payé les 11 000 euros qu’ils doivent aux agriculteurs en dommages et intérêts pour le saccage de champs de tournesol en 2010 ».

Marre des faucheurs estime que « rien ne peut justifier la destruction du bien d’autrui, le viol de la propriété privée et le saccage du travail de paysans ». « Un tel vandalisme est un acte violent qui crée un traumatisme auprès des producteurs, insiste le collectif. Par ailleurs, cette violence n’a strictement aucun sens puisque l’essai détruit à Druelle a justement pour objectif d’accompagner les agriculteurs dans des pratiques encore plus vertueuses. »

A son tour, le 24 septembre 2020, la filière (Fop, Terres Inovia et Terres Univia) estimaient, dans une réaction commune, que cette destruction n’avait « aucun sens » : « piétiner des travaux de recherche, c’est faucher l’intérêt général et hypothéquer l’avenir d’un pays. Il est temps d’agir contre ces dérives extrémistes. En France, les acteurs des filières agricoles savent faire de la science avec conscience. »

Hélène Parisot
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