La Malaisie avait formulé une première demande de panel le 19 janvier 2021, qui avait été refusée par l’Union européenne. Selon les règles de l’OMC, la deuxième demande de panel est automatiquement acceptée.

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Devant l’organe des différends

C’est arrivé ce vendredi devant l’Organe de règlement des différends de l’OMC. Dans cette affaire, la Malaisie a allégué que certaines mesures imposées par l’Union européenne, la France et la Lituanie, sont « incompatibles » avec certaines règles du commerce international.

En juillet dernier, la Malaisie avait annoncé son intention de poursuivre l’Union européenne devant l’OMC, estimant que les restrictions européennes sont « discriminatoires » et risquent de déstabiliser les moyens de subsistance de trois millions de personnes.

Une directive européenne en ligne de mire

Dans le cadre de la directive Red II, l’Union européenne a décidé que le biocarburant à base d’huile de palme n’entrerait pas en compte dans ses objectifs concernant l’utilisation d’énergies renouvelables en 2030, ce qui devrait aboutir à restreindre son usage.

Il s’agit de la deuxième plainte relative aux mesures de l’Union européenne visant l’huile de palme. Premier producteur mondial d’huile de palme, l’Indonésie a engagé une procédure de règlement des différends au sujet de ces mesures en décembre 2019.

L’huile de palme sur la sellette

L’huile de palme est l’huile végétale la plus utilisée au monde et un ingrédient clé dans une large gamme de produits allant des aliments aux cosmétiques. C’est également la plus grande culture agricole de Malaisie.

Mais les défenseurs de l’environnement l’accusent de favoriser la déforestation, d’immenses pans de forêt tropicale de l’Asie du Sud-Est ayant été remplacés ces dernières décennies par des plantations de palmiers.

AFP