« La seule chose à faire, c’est de prolonger d’un an l’interdiction en vigueur cette année, afin qu’elle s’applique en 2022 », a dit à la presse le ministre de l’Agriculture, Rasmus Prehn, voulant protéger les Danois des risques de zoonoses.

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Sous étroite surveillance

Le vison est le seul animal identifié avec certitude à ce jour comme pouvant à la fois contracter le Covid-19 et recontaminer l’homme, ce qui lui vaut une surveillance particulière durant cette pandémie.

Un projet de loi doit être présenté et il bénéficie du soutien de la majorité des partis présents au Parlement, a précisé Rasmus Prehn. Les autorités sanitaires avaient recommandé en juin de prolonger cette interdiction, jugeant que l’élevage continuait à présenter « un risque pour la santé humaine d’une ampleur inconnue ».

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Quinze millions d’animaux abattus

À partir de novembre 2020, le gouvernement danois avait mené une immense campagne d’abattage de près de 15 millions de visons pour combattre les risques de mutation du coronavirus chez l’animal à fourrure, dont il avait interdit l’élevage pour tout 2021.

La décision radicale d’abattre la totalité des visons avait été prise à cause d’une mutation du coronavirus qui pouvait, selon des études préliminaires, menacer l’efficacité du futur vaccin pour les humains.

Une mutation éteinte

Après des mesures drastiques dans la région concernée du Jutland du Nord, dans le nord-ouest du pays, la mutation avait été déclarée éteinte quelques semaines plus tard. Le gouvernement avait dû reconnaître qu’il n’avait pas de base légale à l’époque pour mener cet abattage.

La mutation identifiée chez les visons avait mis en avant les dangers des mutations du nouveau coronavirus. Un risque confirmé depuis par les variants Alpha puis Delta qui ont compliqué la lutte contre le Covid-19.

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AFP