En septembre 2022, et pour le quatrième mois consécutif, les abattages d’ovins de réforme sont supérieurs à leur niveau de l’an dernier : +11,0 % en têtes. "Cette hausse est pour partie la conséquence probable de la sécheresse, les éleveurs anticipant des difficultés d’approvisionnement en fourrages pour les prochains mois », explique Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture dans sa note de conjoncture du 27 octobre 2022.

De leurs côtés, les abattages d’agneaux accusent un repli de 0,3 % en glissement annuel et de 5,6 % par rapport à la moyenne quinquennale. Bilan, la cotation de l’agneau reste soutenue. Elle atteint en moyenne 7,99 €/kg, soit 62 centimes de plus qu’en 2021 et 1,32 euro de plus que la moyenne quinquennale.

Des importations en vif en net retrait

En août, les importations d’ovins vivants chutent de 22,2 % sur un an, conséquence de la baisse des achats d’agneaux à l'étranger. En revanche, les exportations progressent de 68 % entre août 2021 et août 2022, tirées par les volumes d’agneaux vivants.

Les importations de viande ovine destinée au marché français sont en hausse de 7,6 % en glissement annuel. Parmi les principaux fournisseurs, seuls les achats en provenance d’Espagne reculent (–1 % sur un an).

Dans le même temps, le coût de l’aliment pour ovins continue à augmenter. Il dépasse de 29,6 % son niveau d’août 2021 et de 45,2 % celui de la moyenne quinquennale.