Près de 300 personnes se sont réunies le 12 août 2022 à Saint-Girons (Ariège) devant la sous-préfecture. Pourquoi ? Pour manifester contre la suspension de l’arrêté préfectoral autorisant les tirs d’effarouchement des ours sur l’estive d’Ustou col d’Escots.

 

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Six autres arrêtés devant le juge

Six autres arrêtés d’effarouchement sont actuellement examinés par le juge du tribunal administratif de Toulouse. Les éleveurs craignent qu’ils soient aussi suspendus. « L’effarouchement n’est pas une mesure miracle, mais elle apporte « une respiration » à ceux qui vivent la pression de la prédation au quotidien », indique Magali Lacube de l’Aspap (1).

 

« Sur les estives concernées par les arrêtés, les attaques ont lieu plusieurs fois par semaine, assure-t-elle. Les bergers vivent un cauchemar. Ils sont auprès de leurs animaux jour et nuit. Le droit du travail est complètement bafoué. »

Une avocate de renom

Les manifestants s’inquiètent du poids des associations de défense des animaux. One Voice, celle qui a obtenu gain de cause pour suspendre l’arrêté d’Ustou-col d’Escots, était représentée par Maître Thouy. L’avocate, candidate à l’élection présidentielle de 2022, est aussi fondatrice et coprésidente du parti animaliste.

 

« Les problèmes sur les estives augmentent, souligne Patrick Ferrié, président d’un groupement pastoral. Il est inconcevable de travailler à côté des ours à problème. » Et pour l’Aspap, « effarouchement, tir létal, port d’armes pour les éleveurs et bergers… il n’y a qu’un moyen de réensauvager les ours trop familiers : la peur de l’homme. »

(1) Association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées