Comme sur le marché des céréales, le prix du colza européen est bousculé par le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël. « Dans le monde des matières premières, tous les regards sont braqués vers le détroit d’Ormuz, par où transite chaque jour 20 % du commerce mondial de pétrole mais aussi d’importantes quantités de gaz naturel ou d’urée », rappelle Argus Media dans sa note quotidienne du lundi 2 mars 2026. La semaine démarre donc « dans une très forte volatilité dominée par la situation géopolitique », le cabinet.
Si la tonne de colza a évolué de manière relativement modeste vendredi sur Euronext, ses cours ont explosé lundi matin à l’ouverture du marché à terme. Sur l’échéance de mai, la tonne gagnait 9,50 € vers 11h30 pour s’échanger à 496,50 €, et 8,25 € sur celle d’août, à 479,50 €. Vendredi, elle avait clôturé à 487,00 € (+2,75 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mai et à 471,25 € (+0,50 €) sur celle d’août.
Le pétrole progresse fortement
En réaction au conflit du Moyen-Orient, le prix du pétrole a lui aussi fortement augmenté. Ce lundi matin, le brent à Londres a gagné 13 %, et le WTI à New York 12 % « avant de corriger », selon Argus Media. Ils avaient déjà respectivement progressé de 2,35 % et de 2,02 % vendredi, comme le rapporte Sitagri dans sa note quotidienne du 2 mars.
Enfin à la Bourse de Chicago, le boisseau de soja a clôturé vendredi en hausse de 9,50 cents, à 11,5725 dollars, selon Sitagri. En plus du conflit, « l’enthousiasme croissant des opérateurs quant à la demande en biodiesel aux États-Unis » soutient également les prix, relève Argus Media.