Alors que le prix de l’urée enregistre une hausse marquée depuis plusieurs semaines, le marché des engrais azotés reste paradoxalement peu animé. La fermeté des cours de l’urée est nourrie par l’appel d’offres indien et les disponibilités limitées à cette période de l’année.
Cette revalorisation internationale des tarifs exerce une influence certaine sur l’ensemble des engrais azotés mais ne suffit pas à enclencher une véritable tendance haussière sur le sol européen. Toutefois, le démarrage des applications dans les prochaines semaines redynamisera la demande et limitera probablement tout potentiel de baisse sur le rapproché.
Concernant la solution azotée, les équilibres sont inchangés. Les transactions restent modestes, ce qui favorise une stabilité des prix. À court terme, sauf reprise nette des achats, le marché devrait conserver cette orientation attentiste. À noter que la Commission européenne n’a à ce stade pas intégré la suspension possible de la taxe carbone aux frontières (MACF) au cadre législatif, entretenant un climat d’incertitude réglementaire.
Le marché de l’ammonitrate évolue dans la même dynamique.
À l’inverse, le marché du phosphore reste solidement orienté.