« Les producteurs de pommes de terre qui souhaitent produire du plant de ferme en 2026 ou produire des pommes de terre à partir de plants de ferme produit en 2025 doivent veiller à bien respecter les mesures phytosanitaires de l’accord interprofessionnel relatif au renforcement des moyens de l’obtention végétale et au maintien d’une qualité sanitaire dans le domaine du plant de pomme de terre », rappelle le premier bulletin de santé du végétal (BSV) « Pomme de terre » des Hauts-de-France de 2026.
Tester les parcelles et analyser chaque lot
Cet accord prévoit notamment que « la production de plants de ferme soit soumise à la détection des organismes de quarantaine prévus par le règlement sur la santé des végétaux ». Ainsi, avant de produire des plants de ferme, la parcelle doit être testée et reconnue indemne de nématodes à kystes de la pomme de terre Globodera rostochiensis et Globodera pallida.
Chaque lot de plants produit doit aussi être analysé en vue d’une détection des bactéries Ralstonia solanacearum et Clavibacter sepedonicus et des nématodes à galles Meloidogyne chitwoodi et Meloidogyne fallax avant sa plantation.
Il faut déclarer à la Draaf ou au Sral (direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt ou service régional de l’alimentation) via ce formulaire, les parcelles prévues pour produire des plants de ferme et les lots de pommes de terre destinés à être plantés.
La déclaration complétée doit être renvoyée soit par e-mail, soit par courrier. Il est de plus conseillé de se rapprocher de Fredon (fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles) pour réaliser les prélèvements de terre et de pommes de terre.
Recherche de virus Y
Les coûts des analyses restent à la charge des agriculteurs. Et de rappeler que « les laboratoires accrédités pour la recherche des parasites de quarantaine proposent également des analyses pour la recherche de virus Y ».
Il est en effet fortement recommandé de procéder aussi à des analyses de virus Y sur les plants de ferme qui vont être emblavés en 2026 compte tenu de la hausse observée en végétation d’année en année.
Ces virus, transmis par au moins 70 espèces de pucerons, sont en effet considérés comme « les plus préjudiciables sur pomme de terre dans le monde, que ce soit en production de plant ou pour les autres types de production de pomme de terre ».
Le bulletin de santé du végétal insiste : ces virus « peuvent avoir un impact important sur la qualité et la quantité des tubercules récoltés ». Ils peuvent ainsi entraîner des « baisses de rendement allant jusqu’à 50 %, et même 80 % pour des variétés sensibles ou dans le cas de co-infection avec d’autres virus ».