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Sur du béton, dans des jardins partagés, sur les toits… Les fermes urbaines trouvent petit à petit leurs places dans les villes françaises. Depuis une dizaine d’années, ces dernières se multiplient aussi dans le paysage de la production des semences et des plants.

« Ça répond à l’évolution du cadre réglementaire »

« C’est assez nouveau pour nous d’accompagner et d’encadrer ce type d’entreprise. Ça répond à l’évolution du cadre réglementaire européen en santé des végétaux, depuis la fin de 2019 », explique François Dubois, délégué régional de Semae, depuis « La Prairie du canal », une ferme urbaine créée par l’association de la Société d’agriculture urbaine généreuse et engagée (SAUGE) à Bobigny.

« On observe une vraie tendance de fond sur la création de structures productrices de plants et de semences de toute petite taille », poursuit le délégué régional. Selon lui, ce phénomène provient « d’un retour au local » et d’une volonté de la part des consommateurs de connaître la provenance de leurs produits.

Deux bénévoles travaillant à la Prairie du canal tous les jeudis. ( ©  Astrid Marguet)

« Comme un permis de conduire »

L’interprofession des semences (Semae) intervient sur toute la chaîne de valeur de la filière. Elle accompagne les professionnels pour assurer la traçabilité et la qualité des semences et plants produits en Europe et en France.

« Les fermes urbaines doivent répondre à la réglementation pour vendre des semences et des plants aux professionnels et aux amateurs, rappelle François Dubois. Elles ont l’obligation d’être enregistrées au sein de l’interprofession Semae. C’est comme un permis de conduire pour conduire ! Dans certains cas, les exploitations doivent obtenir des autorisations à produire ou apposer un passeport phytosanitaire pour permettre la circulation sur le territoire et garantir la qualité des produits. »

Audrey Noeltner présentant une partie de la production de cultures hors sol. ( ©  Astrid Marguet)

La Prairie du canal est inscrite à l’interprofession depuis deux ans. « Être accompagnée par Semae nous a beaucoup aidés pour instaurer le passeport et être en règle aujourd’hui », témoigne Audrey Noeltner, responsable de la production agricole participative à la SAUGE.