« Quelles mesures concrètes comptez-vous prendre pour briser le plafond de verre et permettre à chaque enfant, où qu’il habite, d’envisager un parcours équitable et un avenir en cohérence avec le monde, en perpétuelle transformation ? » Dans le cadre des questions d’actualité au gouvernement formulées chaque mercredi au Sénat, la sénatrice de la Loire-Atlantique, Marie-Pierre Bessin-Guérin, s’est adressée au ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray le 8 janvier 2026.
Mieux orienter les jeunes ruraux
« Beaucoup de Français estiment que les territoires ruraux sont délaissés, a assuré la sénatrice dans l’Hémicycle. Les inégalités scolaires y sont marquées. En milieu rural, a-t-elle poursuivi, il y a trois fois moins de chances d’obtenir les dispositifs de l’éducation prioritaire, neuf des dix départements les plus faibles en lecture seraient ruraux, et l’orientation et l’accès à l’enseignement long restent plus difficiles pour les jeunes issus du monde rural, souvent par manque d’ambition de la part des enfants et de leur entourage. »
À l’affirmation que l’éducation nationale délaisse la ruralité, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a dit « s’inscrire en faux. 30 % des écoles de France sont en ruralité, pour 18 % des élèves, a-t-il rétorqué. Vous avez en moyenne 19,5 élèves par classe dans le rural éloigné, pour 21 élèves en moyenne et 23 dans les zones urbaines hors éducation prioritaire. Donc l’effort, il existe ! »
Rappelant que l’étymologie du terme « ambition » est « regarder autour », le ministre a admis que les jeunes ruraux « n’étaient pas mis en situation d’avoir une ambition suffisamment développée par rapport à leurs camarades urbains. Et donc, il y a très clairement un travail à faire ». Pour y remédier, il a évoqué le travail en cours du gouvernement pour mettre en place « un plan spécifique sur l’orientation des gens dans le milieu rural, y compris en termes d’accès aux stages en troisième et en seconde ».