La montée en gamme prônée par le président de la République lors de son premier mandat en 2017 est-elle un échec ? « Non, a-t-il répondu ce samedi 21 février 2026 lors de l’inauguration du Salon international de l’Agriculture. Il ne faut pas regarder les discours de 2017 avec les yeux d’aujourd’hui. Il y a énormément de filières qui ont réussi avec la montée en gamme. »
L’exemple de la filière laitière
Emmanuel Macron a cité en exemple la filière laitière, malgré les inquiétudes actuelles concernant l’évolution du prix du lait. La montée en gamme « a été adaptée dans des filières. On a vu tout ce qu’on a réussi à faire par exemple dans le lait. À la fois la montée en gamme, Egalim, l’organisation des producteurs a très bien marché. Il y a d’autres filières qui n’ont pas réussi à s’organiser. »
Le chef de l’État a aussi insisté sur les bouleversements géopolitiques intervenus depuis 2017. « Le monde a changé, souligne-t-il. Il y a eu une pandémie mondiale de Covid, la guerre en Ukraine. En 2017, pour reprendre l’exemple des grandes cultures que j’ai évoqué plus tôt, on exportait vers la Russie. Au moment où je vous parle, la Russie exporte dans le monde entier. Il y a un bouleversement complet des marchés. »
Une politique de souveraineté protéinique en 2019
Le président de la République a profité de l’occasion pour continuer à dérouler sa stratégie politique pour l’agriculture. « Il y a eu énormément de perturbations géopolitiques, de changements qui font qu’il ne faut pas avoir une approche mono thématique. D’ailleurs le discours de Rungis n’était pas que sur la montée en gamme, il était aussi sur une approche de revenu, les contrats de filière… »
« Dès 2019, on a eu un discours sur la souveraineté alimentaire, au moment où peu en parlaient, avant le Covid, enchaîne Emmanuel Macron. Et au moment où nous avons déployé une politique de souveraineté protéinique, c’était la première depuis 60 ans. On a à chaque fois adapté les choses parce qu’il faut les adapter dans un monde qui change. C’était un discours qui était adapté au moment, qui a produit des résultats. Le discours de 2019 sur la souveraineté alimentaire et protéinique l’était aussi. Et là, nous continuons d’agir avec ce triptyque produire, protéger, préserver. »