Dans le cadre du projet Truialombre, la chambre d’agriculture a comparé, sur le cheptel de la ferme expérimentale des Trinottières (Maine-et-Loire), deux dispositifs d’ombrage : des voiles (9 m2) ainsi que des parasols (1 m2).
Bauge indispensable
Premier enseignement : l’un comme l’autre permettent d’abaisser la température de 2 °C en moyenne. Pour autant, leur performance reste inférieure à celle d’une haie arborée. « La haie offre à la fois une hygrométrie élevée et une ventilation optimale. On ne fera jamais mieux », estime l’experte. Dans le cas particulier des truies gestantes, l’expérimentation a montré qu’elles n’utilisaient pas les parasols. Pour ces animaux qui aiment rester en groupe, leur taille est insuffisante. « Il leur faut un abri plus large avec au minimum 2 m2 par sujet. »
Les observations menées aux Trinottières ont également mis en évidence l’influence des températures sur le niveau d’activité des truies. En matinée normale, les animaux étaient actifs dans 67 % des observations, contre 50 % en matinée chaude. Le type d’activité évolue aussi : en situation de forte chaleur, les truies passent plus de temps dans la bauge et sont plus nombreuses à s’y rendre.
« Cet aménagement prime sur tout dispositif d’ombrage ; il est aujourd’hui prioritaire dans l’aménagement des parcours », pointe la chambre d’agriculture qui a prévu de poursuivre ce travail d’observation sur les dispositifs d’ombrage, en se concentrant sur le rôle des arbres agroforestiers plantés fin 2019.