En Lorraine, les pois sont « quasiment invendables » : pertes à cause de gousses ouvertes ou de grains germés, la culture est décevante. Les mauvaises herbes ont « pris le dessus avec les excès d’eau » en Bourgogne-Franche-Comté, comme en Île-de-France où des cas de graines bruchées sont par ailleurs rapportés. Même constat sur les pois d’hiver de Champagne-Ardenne, qui plafonnent à 30 q/ha. « Les pois de printemps ne sont pas mieux, ils ont eu très chaud début juin. Une grande partie est déclassée en fourrager, informe un technicien. La production de semences est également mauvaise : quelle disponibilité y aura-t-il l’an prochain ? » La situation n’est pas meilleure au Sud, comme en Charente-Maritime où les rendements perdent 20 %.