Les clôtures peuvent compliquer l’entretien des bords de champs. Elles restent cependant nécessaires, car le piétinement des animaux au pied des arbres dégrade la haie et compromet l’état sanitaire et donc les intérêts paysagers et agronomiques de celle-ci.

Le « planté » de piquets

Deux stratégies d’adaptation se présentent pour entretenir la végétation à proximité des fils : l’implantation particulière des piquets ou l’utilisation de matériel adapté.

Pour les haies situées sur les talus, l’utilisation de piquets normaux, fixés de manière inclinée sur la moitié supérieure de la butte, fera l’affaire. Les bêtes entretiendront directement la partie basse du talus. En l’absence d’animaux, le déport de la clôture par rapport au pied du piquet permet le passage d’engins. Ce décalage limitera considérablement les risques de contact entre la végétation de la partie haute du talus et la clôture. Un autre moyen de déporter la clôture est d’implanter des piquets horizontaux sur des piquets verticaux placés au contact direct de la haie (voir La France agricole du 3 janvier 2020, p. 48). Enfin, la diminution du nombre de piquets par l’utilisation de clôtures dites high tensile (très tendues) est une autre stratégie. Les piquets seront espacés jusqu’à une vingtaine de mètres.

Les broyeurs sous clôture

Les broyeurs satellites constituent une solution provenant de l’équipement. à ressort ou équipés de palpeurs, ils contournent les piquets sans qu’il y ait de manœuvre particulière à effectuer.

Côté budget, il faut compter de 3 000 à 10 000 euros pour ce matériel, qui apporte un gain de temps considérable.