Alors qu’Emmanuel Macron avait lancé la refonte de l’assurance récolte l’année dernière à Terre de Jim, ce 9 septembre 2022, toujours lors de l’événement des Jeunes Agriculteurs à Outarville (Loiret), le chef de l'État a annoncé ses derniers arbitrages de la réforme. Plusieurs réunions de concertation avaient eu lieu ces dernières semaines entre les organisations professionnelles et le ministère de l'Agriculture sans qu'ils arrivent à se mettre d'accord. Le gouvernement s’engage sur l'abaissement de la franchise à 20 % de perte et la majoration du taux de subvention des contrats à 70 %. L’État va ainsi doubler sa contribution au système, a insisté le président de la République.

Une solidarité entre filières

« Je suis pour la solidarité entre toutes les filières, a martelé Emmanuel Macron. En viticulture ou en grandes cultures, c’est un geste de solidarité, inédit. Mais j’assume car nous avons besoin d’avancer. » La réforme prévoit la création d'un régime universel d'indemnisation, accessible à toutes les productions à partir d'un certain niveau de pertes de récolte (50 % de pertes en grandes cultures et viticulture et 30 % en prairies et arboriculture). Pour les assurés, l’État indemnisera à hauteur de 90 % les pertes couvertes par la solidarité nationale. Mais attention si l’enveloppe des 600 millions d'euros est dépassée, le gouvernement prévoit une clause de revoyure avec les parties prenantes. 

Les syndicats majoritaires, qui ont discuté longuement avec les représentants de la profession, sont satisfaits. « Nous sommes contents, a réagi Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA. Nous avons obtenu ce que nous demandions, c’est-à-dire la pleine application du règlement Omnibus » (qui permet d'abaisser la franchise et d'augmenter le taux de subvention).