Marre des placements abstraits ? Investissez dans un produit plaisir ! Avec cette offre, la SCIC Rhonea vignobles a vendu en un an plus de 800 parts sociales de 1 000 € à 350 souscripteurs, surtout des particuliers. Elle a ainsi pu acheter 2 ha en Vacqueyras et plus de 5 ha en Beaumes de Venise, qu’elle a loué à des vignerons coopérateurs de la cave Rhonea.

Cette dernière est à l’initiative de la création de la SCIC. La perte d’hectares de vignes, due à l’urbanisation, à la concurrence d’investisseurs extérieurs et au départ en retraite de coopérateurs sans relève, commençait déjà à modifier le paysage et risquait plus tard de fragiliser son activité. « La création d’une SCIC, société distincte dans laquelle la coopérative ne détient que quelques parts, permet d’acheter du foncier sans faire appel aux fonds de la coopérative, souligne Magali Bayle, fondatrice du cabinet Capital-citoyen, qui a accompagné la création de Rhonea vignobles et de trois autres SCIC viticoles. Cela évite aussi les conflits d’intérêts liés à l’achat de foncier en direct par une coopérative. » Un contrat de coopération, d’une durée de cinq ans, lie la SCIC à la cave coopérative.

Rhonea vignobles a prévu d’ouvrir 1 000 parts par an. Tout l’argent est réinvesti dans l’achat de parcelles qui ne trouvent pas d’acheteur auprès des vignerons de Rhonea. Elles sont louées à des fournisseurs de la coopérative qui ont besoin de consolider leur exploitation. Les souscripteurs y gagnent un carton de vin par an, une remise permanente de 10 % sur les produits de la cave et des invitations à divers événements. Sans oublier l’avantage fiscal (1).

(1) Abattement de 18 % du montant investi dans une PME.

(1) Abattement de 18 % du montant investi dans une PME.