Le retour des pluies à la mi-septembre sur une grande partie du territoire national ainsi que les températures exceptionnellement douces du mois d’octobre ont permis aux prairies de se remettre du choc de cet été, constate l’Institut de l’élevage dans sa note agroclimatique publiée le 17 novembre 2022.

Les prairies ont mis du temps à reverdir en septembre, mais la plupart d’entre elles sont reparties en croissance à partir du début du mois d’octobre. Les pousses sont hétérogènes et varient en fonction de la pluviométrie.

Retour des fauches

L’herbe est de très bonne qualité et les rendements de cet automne s’échelonnent de moins de 1 tonne de matière sèche par hectare à plus de 2 tonnes de matière sèche par hectare, observe l’Idele. Certaines exploitations ont même pu refaire quelques stocks.

C’est le cas de la ferme expérimentale de Saint-Hilaire-en-Woëvre, dans la Meuse. Dans le bulletin l’Écho des Stations Fourrages, les responsables de la ferme indiquent que "l’herbe était en excès pour la pâture, ce qui a permis de déclencher une fauche le 5 octobre sur 12 hectares et une autre le 27 octobre sur 7,5 hectares. Chacune d’elles a produit 0,5 tonne de matière sèche."

La production de l’automne ne rattrape pas "les pertes accumulées au cours du printemps et de l’été", observe l’Institut de l’élevage. Le déficit de production est de l’ordre de 20 à 30 % sur l’année 2022. Les récoltes excédentaires de 2021 constituent une aide précieuse pour affronter cet hiver.

L’année fourragère 2023 débutera certainement beaucoup moins confortablement pour un grand nombre d’éleveurs que l'année 2022.  Certains sont d'ores et déjà "préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022", signale l'Institut de l'élevage.