La Fédération nationale ovine constate la bonne santé démographique des loups, au détriment des éleveurs dans un communiqué de presse diffusé ce 21 novembre 2022. En trois décennies, le prédateur, en plus de l'arc alpin, a colonisé de nombreux départements en Franche-Comté, Normandie, Île-de-France, Charente-Maritime, Béarn, Limousin, Bourgogne, ou même en Bretagne plus récemment.

L'élevage bouleversé

Là où les loups sont présents, ils bouleversent l’élevage. "Avant, les brebis étaient en totale autonomie sur les estives et les alpages, pendant que l’éleveur réalisait les travaux des champs", décrit la FNO. Aujourd’hui, "les troupeaux sont souvent surveillés en permanence" et "parqués la nuit". Les éleveurs ont également investi dans des chiens de protection. Certains en ont "jusqu’à dix" sur leur exploitation. En plus des frais que représentent ces patous, ils engendrent une multitude de désagréments vis-à-vis des randonneurs et vététistes.

La FNO constate également que les prédateurs s'adaptent aux moyens de protection, les rendant "inefficaces". Les loups sortent aussi de leur tanière et "rôdent aujourd’hui aux abords des villages, menaçant la sécurité des habitants et l’avenir économique des territoires".

Usure psychologique

L'impact des attaques est lourd également sur le moral des exploitants. "Souvent impuissants et incapables de se défendre à cause de procédures administratives trop lourdes, les éleveurs choqués par la violence des attaques développent des syndromes posttraumatiques allant de l'insomnie jusqu'aux suicides avec des répercussions dramatiques sur la vie de famille", souligne la FNO.