Avec 210 511 tonnes de fromages sous appellation d’origine protégée (AOP) vendus l’an passé, les volumes ont progressé de 4,3 % entre 2020 et 2021, selon les chiffres publiés par le Conseil national des appellations d’origine laitières (Cnaol) le 3 octobre 2022. L’an passé, les fromages au lait de vache se sont taillé la part du lion, avec 86 % des tonnages commercialisés, contre 10 % pour les fromages au lait de brebis, et 4% pour ceux au lait de chèvre.

"En dix ans, les ventes de fromages AOP ont progressé de 14 %", rapporte le Cnaol. Sur cette période, les fromages de chèvre ont connu la plus forte dynamique (+18 %), suivis par ceux au lait de vache (+15 %). "La commercialisation de fromages au lait de brebis reste globalement stable depuis 2011", observe le Cnaol.

Inquiétudes pour 2022

L’an passé, les prix de vente ont progressé de 2,5 % en moyenne, pour atteindre 15,36 €/kg. C’est 6,20 € de plus que les fromages non-AOP. L’écrasante majorité des fromages AOP a été vendue en hyper- et supermarchés (61,6 %). Viennent ensuite les commerces spécialisés (14,1 %), les enseignes de hard discount (13,7 %), les magasins de proximité (5,8 %) et les ventes par internet (4,9 %).

Quant au profil des acheteurs de fromages AOP, "les classes moyennes et aisées en consomment significativement plus que les foyers à revenus plus modestes", reconnaît le Cnaol.

Ces signaux encourageants n’éludent pas les inquiétudes de la filière. "Entre pression du foncier, renouvellement des générations, difficultés à recruter, inflation et baisse du pouvoir d’achat des consommateurs, sécheresse et bouleversements climatiques, les défis se multiplient", pointe le Cnaol. Les premiers chiffres de 2022 montreraient "une consommation en léger retrait".