C'est une première depuis la mise en place de la contractualisation écrite obligatoire entre les éleveurs et leurs premiers acheteurs. Alors que la règle s'applique aux broutards mâles et femelles depuis le 1er juillet 2022, un premier accord-cadre voit le jour pour cette catégorie de bovins. 

Le 6 octobre 2022 au Sommet de l'élevage, le groupe Pruvost-Leroy et ElveAOP ont signé un contrat pour des broutards préparés sanitairement

Un historique sanitaire tracé

Dans ce cadre, les organisations de producteurs (OP) de la Nièvre et de la Saône-et-Loire s'engagent à fournir des broutards charolais de 350 à 400 kg préparés sanitairement, respectant le cahier des charges B2E et exempt de toutes maladies réglementaires. 

Pour démarrer, les deux parties se sont entendues sur la valorisation de cinq cents animaux sur les six mois à venir, avec le souhait que la démarche prenne de l'ampleur par la suite. « À la vente, chaque broutard disposera d'une attestation sanitairement tracée, comme gage de certification de sa préparation chez le naisseur», souligne Philippe Auger, président d'Elvea France. 

L'accord prévoit le versement d'une plus-value de 35 euros par tête aux éleveurs fournisseurs. Cette prestation comprend les frais de vaccination et de déparasitage et les actes de soins. 

« C'est un partenariat gagnant-gagnant. Le groupe Pruvost Leroy, via sa société d'achat "Les Bovins de nos Terroirs" visant à répondre à la demande de ses clients engraisseurs des Hauts-de-France, est en recherche constante de broutards préparés », appuie Philippe Pruvost, le gérant.

Pour Philippe Auger, « ce contrat donne une nouvelle dynamique à notre filière Broutard d'Excellence B2E, qui était jusqu'ici en sommeil. Cette démarche se retrouve par ailleurs en totale cohérence avec le règlement européen, qui prévoit une utilisation des antibiotiques de plus en plus encadrée ».