Les surfaces de pommes de terre de conservation seraient en hausse de 1,0 % en 2022. Elles atteindraient ainsi 152 520 ha, avec +1 480 ha sur un an, selon l’étude de terrain réalisée par l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) pour le compte du Comité national interprofessionnel de la pomme de terre (CNIPT).

Charges, instabilités de marché et climat

« Un chiffre qui démontre une dynamique positive, mais qui ne permettrait pas de compenser le recul des surfaces enregistré entre 2021 et 2020, alors que la filière se projette sur la campagne de 2023 dans un contexte de tensions inédites », signalent l’UNPT et le CNIPT par communiqué, le 19 juillet 2022.

 

Pour les deux entités, « la hausse incontrôlée des charges, l’instabilité de marché sur certains segments et une climatologie délicate depuis plusieurs années ont certainement conduit à freiner les dynamiques initiales des producteurs pourtant prometteuses en 2022 ». Elles se demandent : « En sera-t-il de même pour 2023 ? »

Forte demande de l’industrie de transformation

Les hausses de surfaces les plus importantes concernent les Hauts-de-France, première région productrice, avec +1 820 ha. Cela s’explique par « la très forte demande de l’industrie de transformation française et étrangère (frites, chips, etc.) » ainsi que par « de possibles transferts de surfaces initialement destinées à la pomme de terre “fécule” vers la pomme de terre “industrie”֨ », estiment l’UNPT et le CNIPT.

 

Au contraire, « la plus forte et notable baisse concerne la région Champagne-Ardenne (–700 ha), deuxième région de production française, qui essuie visiblement les difficultés économiques rencontrées sur le marché de la pomme de terre destinée au “frais” ». Haute-Normandie et Centre-Val de Loire sont globalement stables.