Coop de France déshydratation organisait son premier symposium de la luzerne le 8 février 2017 à Châlons-en-Champagne. La région produit 80 % de la luzerne déshydratée française avec dix-huit usines et 50 000 ha. Mais à la suite de la perte des 66 €/t d’aides Pac, ce sont 20 000 ha qui ont disparu.

« Il faudrait pouvoir retrouver ces surfaces car les débouchés existent, notamment à l’exportation vers l’Extrême- et le Moyen-Orient », souligne Guillaume Lelouvier du Crédit Agricole Nord-Est, partenaire financier de la filière.

Une place à prendre à l’exportation

L’Arabie Saoudite, représentée par deux intervenants, aura en effet besoin de 7 millions de tonnes de fourrage à partir de 2019 à la suite de l’interdiction d’en produire sur place pour préserver la ressource en eau. Une place à prendre notamment pour la France.

Et la culture ne manque pas d’atouts : pas d’apport d’azote et une économie de 50 u/ha sur la culture suivante avec 4,5 q/ha de rendement en plus comparé à un précédent de colza ou betterave, réduction des GES et des problèmes phytosanitaires sur la rotation…

Des atouts écologiques également en améliorant la biodiversité de la plaine champenoise. La filière est allée plus loin en incitant les producteurs à laisser des bandes de luzerne non fauchées. Grâce à la luzerne, la région produit 10 % du miel national.

Chantal Urvoy