Le Copa et la Cogeca ont envoyé ce lundi 17 octobre 2016 une lettre au vice-président de la Commission, dans laquelle ils s’opposent aux plans d’élimination progressive des biocarburants conventionnels après 2020, indiquant « qu’une politique européenne stable sur le long terme sera indispensable pour atteindre les objectifs climatiques de l’UE (Union européenne), décarboner le secteur des transports et garantir la sécurité alimentaire. »

 

La Commission européenne devrait débattre des options de réforme de la directive relative aux énergies renouvelables, dont la publication est prévue le 7 décembre. Martin Merrild, président du Copa, rappelle qu’en plus d’avoir un intérêt environnemental, « les biocarburants contribuent à réduire le déficit de l’UE en protéines dans l’alimentation animale. Le débouché des biocarburants offre aux agriculteurs une possibilité de diversifier la production végétale, ainsi qu’une source de recettes supplémentaires, ce qui est essentiel étant donné leur faible niveau de revenus. »

« Il faut une politique européenne stable »

Thomas Magnusson, président de la Cogeca, a pour sa part ajouté que « pour exploiter ce potentiel, il faudra une politique européenne stable sur le long terme, et ce, également si l’UE veut attirer les capitaux vers le secteur des biocarburants avancés ». Il appelle donc l’UE à garantir que les biocarburants conventionnels ne soient pas éliminés après 2020 dans le cadre de la prochaine réforme de la directive relative aux énergies renouvelables, qui devrait être publiée d’ici à la fin de l’année.