Selon le (Staff), « la faculté germinative des grains en 2016 est conservée. En dépit des conditions défavorables, la vitalité des graines n’est pas affectée, comme également la teneur en protéines des grains qui est très largement au-dessus des moyennes habituelles », explique le Staff dans un communiqué paru le 2 août 2016.

« Aucune raison scientifique et agronomique ne permet de justifier que les agriculteurs n’utilisent pas leur récolte 2016 pour préparer leurs semences. Le poids des grains ne détermine pas la qualité de la récolte suivante », remarque Sylvain Ducroquet, président du Staff.

« Les rendements historiquement hauts de la récolte 2015 ont été assurés avec des semences qui présentaient des PMG (poids de mille grains) moyens, rappelle-t-il. Inversement, les forts PMG de 2015 n’ont pas assuré une belle récolte en 2016. »

Par ailleurs, avec des PMG faibles, le poids des doses de semences à l’hectare est donc réduit. « Par solidarité avec les agriculteurs, nous n’augmentons pas nos tarifs qui sont toujours calculés à la tonne de semences préparées. La facture de la semence de ferme professionnelle sera donc arithmétiquement moins lourde cette année », explique Sylvain Ducroquet.

Qualité du triage cruciale

Toutefois, « les agriculteurs doivent aussi s’attendre à des chantiers plus longs puisque pour obtenir la même quantité de semence, nous devons trier 25 à 30 % de grains de plus qu’une bonne année. » La qualité du triage est donc cruciale. « Quelle que soit leur source d’approvisionnement en semence, les agriculteurs doivent surveiller la qualité du triage et du nettoyage des grains », insiste le Staff.

Le syndicat met en avant la performance des nettoyeurs et séparateurs de ses stations mobiles, « Au moins autant que celles des stations fixes. Mais les machines ne font pas tout. Il faut aussi compter avec le savoir-faire des opérateurs pour apporter tout le soin et l’attention nécessaires à l’obtention d’une semence de qualité, bien triée et bien nettoyée », appuie Sylvain Ducroquet.

Cette année, les membres du Staff utilisent des grilles plus fines. « Ils effectuent aussi un nettoyage plus poussé qu’en 2015. Le taux d’écart de triage moyen sera probablement deux fois plus important que l’est en forte augmentation. Il sera probablement proche de 20 % contre 10 en 2015 », annonce Sylvain Ducroquet.

Poids de mille grains faible

Le Staff rappelle que du fait des mauvaises conditions climatiques, les grains sont petits, les PMG enregistrés par les trieurs de semence sont faibles. Pour l’escourgeon le PMG constaté par les trieurs varie entre 30 et 35 g contre 45 g en moyenne l’an passé. « Les agriculteurs comme les multiplicateurs, subissent les mêmes intempéries. Semences de ferme et semences certifiées sont exactement logées à la même enseigne », prétend le syndicat.

« Comme les multiplicateurs, faute de rendement, ne seront pas tous en mesure d’honorer leurs contrats de multiplication, certaines stations de semences n’auront pas les approvisionnements nécessaires, avance Sylvain Ducroquet. La profession des semenciers aurait déjà demandé au ministre de l’Agriculture une dérogation pour utiliser de la semence R2 (2e génération). Cette semence certifiée qui se distingue par son étiquette SOC rouge est génétiquement équivalente à de la semence de ferme. »

I.E.

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