L’essai de la chambre d’agriculture du Gers a eu lieu à Panassac, chez un éleveur. Huit modalités de couverts hivernaux ont été semées le 11 octobre 2024 : deux de méteils et six mélanges de ray-grass et trèfle. Le tout sur une parcelle de boulbène, fertilisée avec 10 t/ha de fumier de bovin à l’automne et au printemps tous les ans. L’exploitation prévue était un ensilage à la fin d'avril 2025.

Des pesées du 17 avril dernier font état de « gros volumes, avec parfois de la verse, notamment dans les mélanges comprenant de la vesce », déclare François Ratier, conseiller en fourrages à la chambre d'agriculture.

Ne pas viser une densité trop importante au semis

Les méteils ont donné environ 6,5 t MS/ha, contre jusqu’à 8 t MS/ha sur certaines modalités de ray-grass et trèfle. Les trèfles de Micheli, entre autres, « arrivaient à monter aussi haut que les ray-grass, parfois jusqu’à 1,3 m de hauteur », souligne-t-il.

Autre point d’importance : pour toutes les modalités, le poids brut présente une très faible différence quels que soient les apports azotés (sans azote, avec 100 kg/ha ou 200 kg/ha d’ammonitrate).

François Ratier présente donc ses premières conclusions : « Sur ces sols, il ne faut pas viser une densité trop importante au semis. » Il indique qu’avec 20 à 23 kg/ha de mélanges de ray-grass-trèfles, la biomasse était bonne. 

Temps de séchage

Par ailleurs, sur des parcelles hétérogènes, « il est bon de mixer deux types de trèfles, certains étant sensibles à l’humidité (l’incarnat), d’autres moins (Micheli et Perse) ». Toutefois, « pour ces mélanges riches en trèfle, il faut être sûr de pouvoir les faire sécher suffisamment longtemps au silo », conseille l'expert.

Pour atteindre une valeur alimentaire maximale à la fauche, « visez la première quinzaine d’avril. Sinon, vous pouvez attendre la fin d'avril. » Pour une fauche précoce, il faut par ailleurs préférer les ray-grass alternatifs, qui épient plus tôt.