Traditionnellement réservé aux bovins (42 000 têtes vendues en 2025, des bovins maigres à 95 %), le foirail de Saint-Christophe-en-Brionnais (Saône-et-Loire) s’ouvrira dans quelques semaines aux brebis et agneaux. « Les transactions, précise Guillaume Berger, le jeune directeur du marché, s’organiseront sous format électronique en présence d’un chef de vente avec micro. »

64 boxes à terme

Les ventes « se tiendront sous la halle supérieure, là où sont actuellement commercialisés les bovins gras. Des boxes (64 à terme pour 512 brebis et 960 agneaux) sont en cours d’aménagement. Nous commencerons par la moitié, dès fin mars un mercredi, si les équipements sont prêts. »

Plus que la recherche d’une ressource supplémentaire, le marché de Saint-Christophe entend proposer un nouveau service aux éleveurs qui développent des troupes ovines dans le sud de la Bourgogne en système spécialisé ou mixte avec des bovins. Actuellement les marchés les plus proches, Sancoins (Cher) et Moulins-Engilbert (Nièvre) sont à plus d’une heure et demie de route.

Transactions rapides

En matière de bovins, le foirail de Saint-Christophe connaît une bonne dynamique. En 2025, le marché a ainsi enregistré 150 opérateurs supplémentaires, des éleveurs essentiellement. « Notre offre diversifiée attire les acheteurs, estime Guillaume Berger. La garantie et la rapidité de paiement (48 heures) sécurisent les vendeurs qui voient les transactions directes comme le meilleur moyen de valoriser leurs animaux dans un contexte d’embellie des cours. »

La réduction des frais de marché pour les jeunes éleveurs (- 150 % sur cinq ans) et la politique de fidélisation des apporteurs portent leurs fruits. En 2025, alors que 8 000 € ont été ainsi restitués à 19 jeunes agriculteurs, 220 000 € ont également été redistribués aux opérateurs fidèles (producteurs, acheteurs) et aux salariés.

Propriété de la communauté de communes de Semur-en-Brionnais, le foirail de Saint-Christophe qui a fêté ses 500 ans en 1988, se mobilise pour maintenir son activité malgré les aléas sanitaires. Derniers en date : deux semaines de fermeture en octobre dernier à cause de la dermatose nodulaire contagieuse.