Noël et les fêtes de fin d’année sont des instants très particuliers, où ne serait-ce qu’une nuit, hommes et femmes mettent leurs préoccupations du quotidien en suspend. Cette fête de Noël est avant tout celle des enfants où beaucoup de familles se retrouvent autour d’un repas amélioré et souvent festif.

Le choix du plat principal est toujours délicat pour satisfaire tous les convives. Le chapon, la dinde et les volailles restent les produits phares, mais la viande bovine est une valeur sûre pour satisfaire les papilles des amateurs.

Des bovins préparés avec soin

Comme il est maintenant de tradition, une quinzaine de jours avant Noël, de nombreuses festivités sont organisées autour du bœuf, où chaque éleveur ou engraisseur peut confronter ses meilleurs spécimens à ceux de ses collègues. Préparées avec soin depuis de longs mois, ces championnes sont la fierté de leurs propriétaires.

Au niveau commercial, les acheteurs ont constaté un très net recul de la demande des grandes et moyennes surfaces (GMS) ou des bouchers. La hausse du prix de la viande sur 2025 en est la principale raison.

La clientèle pour ces viandes de qualité est moins assidue, et a modifié ses habitudes de consommation pour acheter davantage de produits transformés, comme une large partie de la population. Néanmoins, les amateurs de bonne viande étaient encore présents dans les boutiques pour les repas festifs.

Moins d’animaux sur les concours à cause des restrictions sanitaires

Près de 1 700 animaux ont été présentés sur l’ensemble des manifestations, soit une baisse de 15 % par rapport à l’an passé, en conséquence des blocages sanitaires liés à l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse. Il n’y avait pas de concours à Charolles à la fin de 2025 et de nombreux animaux sont restés bloqués par les restrictions de mouvements.

L’animation commerciale de cette fin d’année était très convenable, avec des tarifs plus relevés que l’année précédente dans le sillage de la revalorisation des prix des bovins enregistrée toute l’année. La moyenne des tarifs pratiqués sur les animaux non primés se situait entre 8 et 9 €/kg, et de 9 à 10 €/kg pour les bovins primés.

Les championnes se sont vendues de 10 à 12 €/kg, alors que les tarifs des « Grands Prix » ont atteint les 12 à 14 €/kg, voire plus pour quelques exceptions.