La production de pommes de terre de conservation atteindrait 8,3 millions de tonnes en France en 2025, en hausse de 11,3 % sur un an, et de 23,7 % par rapport à la moyenne 2020-2024. Ce niveau inédit depuis plus de dix ans serait le résultat de surfaces en forte hausse, à 196 000 hectares contre 171 000 hectares en 2024.
Une année « record »
Les rendements reculeraient d’à peine plus de 1 t/ha en un an, à 42,5 t/ha, contre 43,7 t/ha en 2024. Face à cette année « record », l’UNPT a lancé un appel « à préserver les équilibres de marchés », et à « refuser catégoriquement » de livrer à « des niveaux [de prix, N.D.L.R.] proches de zéro euro la tonne » sur le marché libre « industrie ».

Augmentation de la superficie
Même constat dans les pays du North-western european potato growers (NEPG : France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas), où la production connaît aussi un niveau record estimé à 27,3 millions de tonnes. C’est 2,65 millions de tonnes (11 %) de plus que la récolte 2024, déjà en hausse.
L’a superficie cultivée dans ces quatre pays a également connu une hausse de 7 % (pour la deuxième année consécutive), et a porté la sole à 608 000 hectares. Si l’engouement résultait de besoins croissants de l’industrie de la transformation et d’une rentabilité meilleure de la pomme de terre par rapport à d’autres cultures, les producteurs font désormais face à un déséquilibre entre l’offre et la demande.
Pour le NEPG, « la crise de l’offre en 2025 pourrait très bien se transformer en crise de la demande dès 2026 », suite à une réduction significative des superficies l’an prochain.