La devise américaine s’est repliée à la fin de la semaine, fragilisée notamment par un indicateur décevant sur l’activité manufacturière aux États-Unis. Une baisse du billet vert tend à faire monter le blé, libellé en dollars, qui devient mécaniquement moins cher pour les acheteurs munis d’autres devises.

Des agriculteurs réticents à vendre leur blé

Selon Ami Heesch, de CHS Hedging, « une demande plus forte, une contraction de l’offre de protéines de blé de bonne qualité et la réticence des agriculteurs à vendre » ont aussi contribué à faire monter la céréale.

 

Le soja a gagné du terrain dans le sillage d’un document du ministère américain de l’Agriculture (USDA) vendredi, indiquant que des exportateurs privés avaient fait état de ventes vers la Chine, portant sur 132 000 tonnes. Cette annonce est la cinquième en dix jours.

 

L’oléagineux a également profité d’un climat plus optimiste sur le front commercial, plusieurs déclarations de responsables politiques laissant entendre que la signature d’un accord partiel entre les États-Unis et la Chine était proche.

Météo capricieuse

Le maïs, toujours affecté par la lenteur des récoltes en raison d’une météo capricieuse, s’est lui un peu replié. « Le marché attend de connaître le progrès dans les récoltes et les chiffres de l’USDA vendredi », précise Ami Heesch.

 

Le gouvernement américain publiera à la fin de la semaine prochaine son rapport mensuel sur les estimations de production mondiale de céréales et d’oléagineux (Wasde).

 

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé jeudi à 3,8925 dollars, contre 3,9000 dollars mercredi (–0,19 %).

 

Le boisseau de blé pour livraison en décembre, le plus actif, a fini à 5,1600 dollars, contre 5,0875 dollars à la précédente clôture (+1,43 %).

 

Le boisseau de soja pour livraison en janvier, le plus échangé, s’est établi à 9,3675 dollars, contre 9,3225 dollars la veille (+0,48 %).