Mars 2019. Quelques jours après qu’Emmanuel Macron a annoncé en ouverture du Salon international de l’agriculture qu’« une loi foncière » serait à venir pour faciliter l’accès de la terre aux jeunes, le ministre de l’Agriculture emboîtait le pas. Devant les sénateurs, il avait annoncé qu’un projet de loi serait déposé « dans les semaines à venir ». Plusieurs mois plus tard, le bourgeon législatif n’a toujours pas éclos. Il y a pourtant urgence à prendre des mesures selon certains élus, représentants du monde agricole et de la société civile. Autour du député Dominique Potier mais également de la Safer et des syndicats d’exploitants agricoles représentatifs, ils ont appelé le 27 novembre à l’adoption d’une nouvelle loi foncière penchant vers davantage de régulations du marché foncier et mettant en avant des pratiques agroécologiques. Un appel qui semble entendu par Didier Guillaume qui annonçait devant les Safer le lendemain qu’il souhaitait une « loi qui marque les prochaines décennies. Une synthèse des concertations menée par le ministre doit être présentée « début 2020 ».

A. Marcotte