Les associations de bien-être animal portent d’autres dossiers vis-à-vis de la filière porcine :

La castration à vif. Elle est autorisée jusqu’à 7 jours d’âge. Au-delà, un traitement contre la douleur (1) est obligatoire, et l’acte doit être réalisé par un vétérinaire. L’UE recommande de mettre fin à cette pratique. « Les acteurs de la filière s’étaient engagés à supprimer la castration au 1er janvier 2018, souligne l’association de protection des animaux Welfarm. Force est de constater que les délais ne sont pas tenus. » Welfarm souhaite orienter la filière française vers la production de mâles entiers, sans en nier les difficultés pour les éleveurs et les abatteurs-transformateurs.

La caudectomie et le meulage des dents : ils sont en théorie interdits en systématique depuis 1991 par une directive européenne (2). « La caudophagie est multifactorielle, mais l’enrichissement du milieu a un impact très important. Des efforts sont encore à faire en ce sens », juge Welfarm.

L’enrichissement de l’environnement : les matériaux doivent satisfaire l’instinct de fouissage des porcs et leur permettre « des activités de recherche et de manipulation suffisantes », préconise l’UE (2). Il peut s’agir de paille, foin, bois, sciure de bois, compost de champignons, tourbe ou d’un mélange de ces matériaux. Les matériaux tels que les ballons, les bâtons ou les chaînes ont un impact positif, mais plus marginal.

Le logement : les associations welfaristes souhaitent passer sur paille ou en plein air. « Nous favorisons le logement sur paille, car nous sommes conscients que le plein air se heurte à des difficultés comme le foncier, précise Welfarm. Nous prônons aussi une réduction de la densité, un accès à la lumière naturelle ou à une courette. »

Transport et abattage : les associations souhaitent interdire les transports longue durée, et exigent l’étourdissement de l’animal avant la mise à mort.

(1) Voir La France agricole du 23 février, p. 50. (2) Directive 2008/120/CE.