Avec le développement des semoirs pneumatiques présentant beaucoup d’avantages, le semoir mécanique s’est cantonné ces dernières années à des modèles d’entrée de gamme. Mécaniquement simples et fiables, ils se voulaient abordables. Pourtant, ces machines semblent trouver un second souffle grâce à certains constructeurs historiques et d’autres plus récents, qui proposent des gammes adoptant une partie des dernières technologies présentes sur leurs grands frères pneumatiques.

Des semoirs bien équipés

Nouveaux design, nom et surtout équipements, les semoirs mécaniques, que ce soit le Cataya d’Amazone ou le Sitera de Kuhn, n’ont plus rien à voir avec leurs ancêtres. Ils sont, par exemple, disponibles avec différentes barres de semis, notamment des versions haut de gamme. Les éléments sont alors à doubles disques, montés sur parallélogramme et en décalé pour un semis régulier et un semoir adapté à la présence de résidus. La pression appliquée sur les éléments semeurs peut être gérée hydrauliquement afin d’être ajustée simplement depuis la cabine. Des capteurs électroniques de fin de trémie ou des éclairages led sont aussi présents. Le modèle d’Amazone peut être muni du semoir d’interculture GreenDrill. Les éclateurs sont montés à l’arrière de la rampe de semis.

Isobus et électrique

Parmi les grosses évolutions technologiques, ces machines peuvent devenir Isobus. Il est possible de les piloter avec divers boîtiers compatibles. De même, les données produites lors des travaux peuvent être collectées et exportées.

En complément, ces semoirs se dotent, dans la version Super pour le Cataya et la version e pour le Sitera, d’un entraînement électrique de la distribution. Cette solution ouvre la porte à de nombreuses possibilités, comme la modulation de la dose via une carte de préconisation ou la coupure automatique. Mais surtout, cela facilite le réglage de la dose. Plus besoin de tourner une manivelle, une simple pression sur un bouton suffit pour réaliser le calibrage. De plus, il est possible d’adapter la dose en temps réel au travail depuis la cabine.

Chez Amazone, un système d’entraînement de chaque côté est disponible en option. Il permet une coupure unilatérale automatique de la distribution. Les constructeurs ont simplifié les commandes et réglages de ces semoirs. Lorsqu’ils ne sont pas hydrauliques, ils sont, dans la mesure du possible, centralisés sur un côté de la machine. Le Cataya peut embarquer un petit boîtier directement sur le côté du semoir. Ce dernier évite les allers-retours en cabine pour réaliser le dosage, l’étalonnage ou la vidange du reliquat.

Un signe que ce type de produit a le vent en poupe, l’arrivée d’autres constructeurs sur ce marché, comme Horsch avec son modèle Versa 3 KR. Pour rappel, il ne proposait jusqu’ici aucun semoir mécanique.