L’inflation se fait ressentir dans tous les secteurs. L’industrie photovoltaïque n’est pas épargnée. Les hausses de coûts atteignent jusqu’à 25 % sur les modules solaires, 50 % sur l’acier et 25 % sur le cuivre, selon Enerplan, le syndicat du solaire.

Ce dernier a donc demandé l’arrêt de la baisse trimestrielle systématique du tarif d’achat réglementé du guichet ouvert pour les installations de moins de 500 kWc (1). Le gouvernement a répondu favorablement et a gelé cette évolution au second trimestre.

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Vers une indexation sur l’inflation

Daniel Bour, président d’Enerplan, salue la réactivité de l’exécutif et précise qu’« un travail sur les coefficients d’inflation de l’arrêté tarifaire devra compléter ce dispositif pour mieux refléter cette réalité économique ». En plus de ce gel, il est donc prévu une indexation sur les coûts de production et d’installation des panneaux solaires jusqu’à la fin de l’année. Depuis l’entrée en vigueur de cette formule, c’est la deuxième fois que les prix sont gelés. La première avait eu lieu lors du premier confinement lié à la crise du Covid-19.

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La trajectoire tarifaire est actuellement régie par une mécanique de baisse systématique, plus ou moins forte suivant le nombre de demandes de raccordement dans les précédents mois. Or, la croissance d’une filière industrielle n’entraîne pas nécessairement une baisse de ses coûts, notamment dans la réalité économique actuelle où l’inflation est généralisée.

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Gildas Baron

(1) Kilowatt-crête. C’est la puissance des panneaux photovoltaïques pour des conditions d’ensoleillement et de température standard (1 000 W/m² et 25°C).