Sous l’impulsion du Syndicat national de l’enseignement technique agricole public, la Confédération paysanne et douze autres organisations syndicales et associatives se sont donné rendez-vous le 29 juin 2021 à Lévis-Saint-Nom (Yvelines) devant l’école Hectar. L’établissement, porté par Audrey Bourolleau en partenariat avec Xavier Niel, ouvrira ses portes à la rentrée prochaine.

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Crainte sur le contenu de la formation

« Nous sommes venus soutenir les revendications de l’enseignement agricole public », confie Véronique Marchesseau, secrétaire général de la Confédération paysanne. « Nous souhaitions maintenant obtenir un rendez-vous avec le ministre de l’Agriculture pour lui demander un positionnement qui rassure. »

Les organisations syndicales craignent en effet qu’Hectar conduise à une « agriculture sans homme et sans femme », qui fasse la part belle à l’intelligence artificielle. « À la Confédération paysanne, nous demandons des formations émancipatrices qui donnent les clefs nécessaires à ceux qui s’installent », tempère Véronique Marchesseau.

Désengagement de l’État envers l’enseignement public

« La France n’a pas besoin d’une nouvelle école d’agriculture », écrit le Syndicat national de l’enseignement technique agricole public. « L’enseignement agricole public et gratuit existe et assure depuis toujours, et sur l’ensemble du territoire, la formation des professionnels du monde agricole et rural », soulignent la Confédération paysanne et les autres organisations syndicales présentes ce mardi 29 juin.

Pourtant, l’enseignement agricole public souffre « des baisses drastiques de budgets sur les trois dernières lois de finances », déplorent-ils tandis que le projet Hectar bénéficierait, selon eux, de l’appui du ministère de l’Agriculture.

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Alessandra Gambarini