Les discussions sur la réforme du commerce des produits agricoles ont commencé à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au début de l’année 2000, et les pays continuent de mener des discussions.

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Encore « beaucoup de chemin à parcourir »

À la Conférence ministérielle de Nairobi de 2015, les membres de l’OMC ont pris la décision historique d’éliminer les subventions à l’exportation de produits agricoles. Il s’agit de la réforme la plus importante des règles commerciales internationales dans le secteur de l’agriculture depuis que l’OMC a été instituée.

Mais « il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour améliorer le fonctionnement des marchés alimentaires et agricoles », a déclaré aux médias le 2 septembre 2021 la présidente des négociations à l’OMC sur le commerce des produits agricoles, l’ambassadrice Gloria Abraham Peralta, du Costa Rica.

« En particulier, ces marchés continuent de faire l’objet de distorsions et de protections importantes, les producteurs et les consommateurs les plus vulnérables des pays en développement membres payant le prix le plus élevé », a-t-elle dit.

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Une conférence ministérielle en novembre 2021 à Genève

Le 29 juillet 2021, Gloria Abraham Peralta a présenté un projet de texte de négociation, qui n’a pas été rendu public, visant à identifier des terrains d’entente possibles en vue d’obtenir un résultat sur l’agriculture à la douzième Conférence ministérielle de l’OMC, qui débutera à la fin de novembre 2021 à Genève.

Ce texte porte sur sept sujets de négociation dans le domaine de l’agriculture :

  • Le soutien interne (des pays en faveur des producteurs agricoles),
  • L’accès aux marchés,
  • Les restrictions à l’exportation,
  • La concurrence à l’exportation,
  • Le coton,
  • La détention de stocks publics à des fins de sécurité alimentaire,
  • Un mécanisme de sauvegarde spéciale.

Il comprend aussi une question transversale, la transparence.

« Le temps presse »

Gloria Abraham Peralta n’a pas souhaité dire quels étaient les domaines pouvant faire l’objet d’un accord, mais elle a souligné que deux sujets faisaient l’objet en particulier de divergences : le soutien interne à l’agriculture et la détention de stocks publics à des fins de sécurité alimentaire.

Alors que les négociations sur l’agriculture vont reprendre les 7 et 8 septembre 2021, l’ambassadrice a appelé les pays à trouver rapidement un accord.

« Le temps presse, mais j’ai confiance dans la volonté et la capacité des membres à s’engager les uns envers les autres et à faire preuve de la flexibilité nécessaire pour parvenir à un résultat significatif à la douzième Conférence ministérielle », a-t-elle affirmé.

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AFP