Ce lundi matin, Bruxelles était recouverte d’un manteau blanc. Non pas de neige, mais de lait en poudre. Devant le bâtiment du Conseil de l’Union européenne, le syndicat European Milk Board (EMB) manifestait contre la mise sur le marché des stocks d’intervention. Symboliquement, un chargeur télescopique faisait pleuvoir de la poudre de lait, afin de recouvrir deux cartes d’Europe et d’Afrique.

« Tout comme l’Europe, il est catastrophique pour les marchés africains d’être inondés de lait en poudre à bon marché en provenance de l’Union européenne, détaille la vice-présidente de l’EMB, Sieta van Keimpema. La vente de la poudre d’intervention doit être évitée à tout prix dans les mois à venir. » Mais jour après jour, la poudre de lait perd en qualité, et donc en valeur également.

L’intervention « ne peut pas contrer une crise chronique »

« L’intervention, à savoir le rachat et le stockage de lait en poudre ou de beurre ne peut résoudre à elle seule le problème, poursuit Sieta van Keimpem. Elle ne peut pas contrer une crise chronique sur le marché du lait. » Elle salue également la décision de la Commission européenne qui, jusqu’à présent, refuse les « offres de prix extrêmement basses ».

« Il est primordial de soulager l’engorgement du marché du lait à l’aide d’instruments intelligents qui ne nous retomberont pas dessus plus tard », poursuit Sieta van Keimpema, qui défend une nouvelle fois le programme de responsabilisation face au marché » (PRM).

M.B.