C’est une lueur d’espoir venue d’outre-Atlantique. « Les scientifiques du service de la recherche agricole (ARS) ont mis au point un vaccin candidat, capable d’être produit commercialement, tout en maintenant son efficacité contre les souches asiatiques de la peste porcine africaine (PPA), lorsqu’il est testé sur des races porcines européennes et asiatiques », a annoncé l’USDA, le département de l’Agriculture des États-Unis, le 30 septembre 2021.

Selon l’institution, les précédentes études avaient été menées en laboratoire en utilisant la « souche initiale » de la PPA. Or cette fois, une souche « récente » du virus a été utilisée. « Cela signifie que notre vaccin vivant atténué pourrait jouer un important rôle dans le contrôle de l’actuelle épizootie qui menace l’offre mondiale de viande porcine », se félicite Douglas Gladue, chercheur à l’ARS.

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Immunité complète après quatre semaines

Avec ce vaccin, « le début de l’immunité a été révélé chez environ un tiers des porcs dès la deuxième semaine après la vaccination, une protection complète chez tous les porcs est obtenue dès la quatrième semaine », rapporte l’USDA. Pour autant, les travaux ne sont pas terminés. : « Les chercheurs continueront d’évaluer l’innocuité et l’efficacité du vaccin dans des conditions de production commerciale, et travaillent en étroite collaboration avec leur partenaire commercial au Vietnam. »

EN effet, l’ambition américaine est bel et bien d’aboutir à une commercialisation rapide de ce vaccin. « Nous travaillons avec soin pour que notre candidat vaccin soit commercialisé grâce aux efforts conjoints du gouvernement des États-Unis et de notre partenaire commercial, la Navetco National Veterinary Joint Stock Company », précise Manuel Borca, chercheur à l’ARS.

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Cinq vaccins brevetés

Au total, le service de la recherche agricole de l’USDA a conçu et breveté cinq vaccins expérimentaux contre la PPA. Sept licences ont été réalisées avec des sociétés pharmaceutiques dans l’objectif de les développer. « L’ARS continue d’évaluer d’autres partenaires commerciaux pour développer ces vaccins », souligne l’USDA.

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Vincent Guyot