Depuis le mois d’avril et l’authentification de la présence du loup dans le département de Seine-Maritime, les attaques de loups se sont multipliées dans le département. La Direction des territoires et de la mer (DDTM) en recense plus d’une quarantaine au début du mois d’octobre. Près de 80 brebis ont d’ores et déjà été prédatées. Les attaques concernent des éleveurs, mais aussi des particuliers.

7 brebis tuées en 4 attaques

Émile Verdier, à la tête de 150 brebis à Mesnières-en-Bray, a déjà perdu 7 brebis en 4 attaques entre mai et juillet. « Cela représente de lourdes pertes, explique-t-il. Les brebis allaient mettre bas à la fin de l’année. » L’éleveur craint un impact plus large sur le troupeau et constate que les animaux sont devenus craintifs après les attaques.

« La DDTM et l’Office français de la biodiversité (OFB) sont venus constater les dégâts rapidement », explique-t-il. La responsabilité du loup n’a pas été écarté et l’exploitant devrait être prochainement indemnisé.

« Depuis l’arrivée du prédateur, nous avons cherché à accompagner l’ensemble des propriétaires d’ovins concerné, explique Cyril Teillet, adjoint au service environnement de la DDTM. Nous répondons le plus rapidement possible aux appels. En cas de suspicion de prédation, nous nous rendons le plus vite possible sur les lieux avec l’Office français de la biodiversité. Au plus tard, 8 heures maximum après un appel, y compris le week-end. Nous bénéficions de l’atout de pouvoir nous déplacer facilement dans le département à la différence des zones de montagne. Nous souhaitons que les personnes concernées se sentent entourées. »

Un seul individu

Pour l’instant, les dégâts semblent l’oeuvre d’un seul loup. « Les analyses du laboratoire Antagène ont révélé qu’il s’agissait d’un mâle d’orgine alpine », précise Cyril Teillet. L’animal semble aussi être blessé à une patte. Plusieurs témoignages signalent une sensibilité à la patte avant gauche.

Des mesures d’effarouchement avec l’installation de fox light ont aussi été prises en charge par la DDT. Pour l’instant, le prédateur semble se tenir à distance des trroupeaux. « Plusieurs de ces lampes ont été installées dans certains de mes lots de brebis», ajoute Émile Verdier. La difficulté dans mon cas pour la mise en place de ces dispositifs, c’est le nombre de lots, car avec les agnelles, j’en ai six. »

D’autres mesures de protection sont aussi à l’étude avec la DDT, comme l'installation de clôtures électriques. « Je vais continuer de m’adapter », déclare Emile qui espère que le prédateur s’en aille s’il est difficile d’attaquer ses brebis.

Marie-France Malterre