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Une filière ovine irlandaise dynamique

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Observatoire - Une filière ovine irlandaise dynamique
Le cheptel ovin irlandais a progressé de 5 % entre décembre 2019 et décembre 2021. © Bord Bia The Irish Food Board

Dopé par le niveau des prix, le cheptel ovin irlandais a progressé de 5 % entre décembre 2019 et décembre 2021.

« À la fin de 2021, le cheptel ovin irlandais comptait 2,7 millions de brebis, indique Germain Milet, expert des marchés de la viande ovine et bovine à Bord Bia (1). Il est toujours en croissance après une hausse de 4 % en 2021. » Un chiffre qui peut faire des envieux du côté français alors que notre effectif a peiné à se maintenir en 2021. Les conditions de production sont toutefois différentes. En Irlande, la taille moyenne des troupeaux est plus modeste, autour de 77 brebis.

« Les deux systèmes de production qui cohabitent sont calés sur la croissance de l’herbe, précise l’expert. Le pays bénéficie de conditions tempérées favorables à la pousse toute l’année. Les prairies sont 25 % plus productives que la moyenne de celles de l’Union européenne. » Les agneaux arrivent toute l’année sur le marché avec le système de plaine qui pratique un agnelage de janvier à mars pour des sorties d’avril à octobre et le système des collines, qui gère des agnelages d’avril à mai, pour des sorties de septembre à mars. « Le très bon niveau de prix depuis la fin de 2020 a encouragé les éleveurs à garder des agnelles ».

Tournée vers l’exportation

La majorité (90 %) des agneaux part à l’exportation. Cela représente environ 75 000 tonnes équivalent carcasse (téc) par an. « Un agneau sur quatre produit en Irlande finit dans l’assiette des Français », précise Germain Milet. L’Hexagone, avec environ 23 000 téc par an est le premier client de l’Irlande. Viennent ensuite, le Royaume-Uni avec 18 000 téc, puis l’Allemagne (9 000 téc) et la Suède (7 000 téc) dont la demande progresse.

« L’accès au marché nord-Américain est tout nouveau, poursuit-il. Son développement peut être long, mais il représente un potentiel important dans la mesure où 40 millions d’Américains revendiquent une ascendance irlandaise. L’inquiétude, c’est la baisse importante de la consommation, notamment en France avec -7 % % entre 2019 et 2021 selon la méthode de calcul par bilan. »

Marie-France Malterre

(1) Agence du ministère de l’agriculture irlandais en charge de la promotion des produits irlandais à l’export.

Des prix en crête

Comme en France, les tarifs enregistrent des records. Lors de la première semaine de mai 2022, « à 8,30 €/kg, la cotation de l’agneau de nouvelle saison était proche de son niveau de Pâques 2021 (+ 0,30 €/kg), toujours très élevée par rapport au creux de 2020 (+2,08 €/kg) », indique l’Institut de l’élevage dans le bulletin Tendances du 23 mai 2022.

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