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Trouver des alternatives au soja importé

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Alimentation animale - Trouver des alternatives au soja importé
Ci-contre, les représentants des partenaires du projet : la fondation Earthworm, Lidl, Noriap, Novial, la chambre d’agriculture, InnovaFeed et Metex Noovista. © B. Cailliez

Noriap et sa filiale en alimentation animale Novial participent à un groupe de travail destiné à renforcer la production de protéines locales, lancé le 24 juin 2021.

«Le soja importé n’est pas une source de protéines végétales exemplaire, a souligné Fabien Girard, de la fondation Earthworm, le 24 juin 2021, lors d’une conférence de presse à Amiens. Sa production en Amérique du Sud contribue à la déforestation, et pour arriver chez nous, il doit traverser l’Atlantique. » L’enseigne de la grande distribution Lidl avait les mêmes préoccupations.

En lien avec LIDL

Afin d’identifier des alternatives au soja importé, les représentants de la fondation et de Lidl sont allés à la rencontre des filières agricoles des Hauts-de-France, en particulier de la coopérative de la Somme et de Seine-Maritime Noriap, de sa filiale en alimentation animale Novial, de la chambre d’agriculture, du producteur d’insectes InnovaFeed, et du fabricant d’acides aminés à partir de sucre, Metex Noovista Go (ex-Ajinomoto).

> À lire aussi :InnovaFeed démarre sa deuxième usine de production d’insectes en France (19/11/2020)

« Un groupe de travail a ainsi été créé, dont l’objectif est de remplacer une partie du soja importé du Brésil dans les formules d’alimentation animale par des protéines végétales locales », a expliqué Michel Biero, directeur des achats et du marketing chez Lidl. Une filière de production s’est mise en place.

Clients informés

À partir d’octobre 2021, les Lidl des Hauts-de-France proposeront les premiers œufs, litres de lait, poulets et porcs produits « sans soja importé ». L’enseigne en informera les consommateurs sur l’emballage.

La coopérative Noriap, qui encourage ses adhérents à produire des protéines végétales, notamment des pois, du lupin et du colza, estime ce partenariat très positif. La chambre d’agriculture se penche également sur la question.

« Les alternatives au soja constituent déjà une réalité, a précisé Gaël Peslerbe, directeur général de Novial. Sur 355 000 tonnes d’aliments produites par an, le soja représente 10 % de notre approvisionnement et 30 % de nos achats de matières riches en protéines. Le remplacer représenterait un enjeu d’environ 20 000 ha. »

Blandine Cailliez

Une mise en place difficile

« Trouver des alternatives au soja est une vraie préoccupation de notre coopérative, souligne David Saelens, agriculteur à Offignies (Somme), et vice-président de Noriap. J’ai implanté du lupin pour la troisième année consécutive. En 2019 et 2020, les rendements ont été concluants. Mais cette année, le lupin d’hiver a gelé. Cette expérience montre que la mise en place de nouvelles filières prend du temps et n’est pas facile. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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