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Les achats d’œufs retrouvent leur rythme de croisière

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Filière - Les achats d’œufs retrouvent leur rythme de croisière
Les œufs issus de systèmes d’élevages alternatifs à la cage représentent près des trois quarts des achats des ménages en 2021. © Pascal Parrot

D’après le Comité national pour la promotion de l’œuf, l’année 2021 signe un « retour à la normale » de la croissance de la consommation d’œufs à domicile, avec une part toujours plus importante des systèmes alternatifs à la cage. L’an passé, la balance commerciale est également devenue excédentaire en volume et en valeur.

« La filière des œufs a retrouvé sa dynamique d’avant-Covid, avec une croissance de la consommation des ménages de 1,8 % en 2021 », rapporte Maxime Chaumet, secrétaire général du Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO), lors d’une conférence de presse ce jeudi 12 mai 2022 à Paris.

Les achats en magasin continuent d’être prépondérants pour la filière française. Ils représentaient 44 % des débouchés l’an passé, contre 36 % pour les ovoproduits destinés à la restauration hors domicile (RHD) et à l’industrie agroalimentaire, et 20 % pour les œufs coquille en RHD.

> À lire aussi : Restauration collective, le CNPO veut revaloriser le prix des ovoproduits (12/04/2022)

L’élevage au sol plébiscité par les ménages

L’an passé, 29 % des œufs achetés par les ménages étaient issus de systèmes d’élevage en plein air, contre 28 % en cages aménagées, 22 % en bio, 14 % au sol et 7 % en label rouge. « La consommation d’œufs issus d’élevages au sol a progressé de 102,3 % par rapport à 2019, année d’avant la crise sanitaire. Mais il faut reconnaître que l’on partait d’un niveau faible », analyse Maxime Chaumet.

En revanche, les systèmes en cages aménagées et en label rouge subissent des revers respectifs de 25,7 % et 7,3 % en deux ans. « Les œufs sous label rouge se situent notamment dans un segment intermédiaire entre le plein air et le bio, et peinent à trouver leur public, admet le secrétaire général du CNPO. Le développement de cette offre tend aujourd’hui à se limiter »

> A lire aussi : Influenza aviaire, es indemnisations des pertes de non-production sont ouvertes (27/04/2022)

La cage préférée pour les ovoproduits

Du côté des ovoproduits, les œufs issus de systèmes en cages aménagées continuent de se tailler la part du lion. Pour le marché de la RHD, ils représentent 80,3 % des volumes, loin devant le plein air (8,3 %), le sol (7,8 %) et le bio (3,6 %). S’agissant de l’industrie agroalimentaire, la cage représente 45,3 % des tonnages, devant le sol (26,3 %), le plein air (25,9 %) et le bio (2,5 %).

« Entre les achats des ménages et les ovoproduits, il y a toujours un décalage quant à la répartition des modes d’élevage, observe Loïc Coulombel, vice-président du CNPO. Néanmoins, les systèmes alternatifs progressent en RHD et dans l’industrie, notamment les œufs issus d’élevages au sol. Et cela devrait se poursuivre. Aujourd’hui, deux tiers des élevages sont en système alternatif à la cage aménagée ».

> À lire aussi : États-Unis, le prix record des œufs s’approche avec la grippe aviaire (05/04/2022)

Vincent Guyot
Le commerce extérieur se porte bien

« Alors que la balance commerciale de la filière française des œufs était négative depuis plusieurs années, elle est excédentaire en volume et en valeur en 2021 », expose Maxime Chaumet, secrétaire général du CNPO.

L’an passé, le solde des échanges s’est établi à + 17 millions d’euros (M€) en valeur (+ 4 M€ en 2020) et à + 10 000 t en volume (–5 000 t en 2020). En 2021, exportations françaises d’œufs ont en effet progressé de 7 % en valeur et de 6 % en volume, tandis que les importations ont reculé de 3 % en valeur et de 5 % en volume.

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