Le dynamisme de la production française d’œufs ne se dément pas. Avec une hausse de 4,9 % sur un an l’an passé, l’offre hexagonale atteint 15,5 milliards d’œufs en 2020, loin devant l’Allemagne (14,4 milliards) et l’Espagne (14,2 milliards). « Cette tendance devrait se poursuivre en 2021, avec une prévision de croissance de 2,5 % d’ici à juillet », indique Maxime Chaumet, secrétaire général du Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO), lors d’un point de presse le jeudi 20 mai 2021.

En 2020, la part des élevages systèmes alternatifs a poursuivi sa croissance, pour s’établir à 64 %. Dans le détail, 23,2 % des poules sont conduites au sol, 19 % en plein air, 16 % en agriculture biologique et 5,8 % en label rouge. Les systèmes en cages aménagées concernent 26 % des élevages, contre 47 % en 2019.

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L’œuf au sol a la cote

Du côté de la consommation à domicile, l’œuf alternatif prend aussi son envol, tiré par les œufs issus d’élevage au sol. « Leurs ventes ont progressé de 125,9 % en volume par rapport à 2019, loin devant les œufs bio (+16,9 %), de plein air (+15,6 %) et sous label rouge (+6,8 %), précise Loïc Coulombel, vice-président du CNPO. La tendance se confirme en 2021, avec une progression de 30,2 % en volume des œufs au sol sur les deux premiers mois de l’année. »

En raison des restrictions sanitaires liées à la Covid-19, la part de la production française d’œufs destinée à la restauration hors domicile et à l’industrie agroalimentaire sous forme d’ovoproduits est passée de 52 % en 2019 à 48 % en 2020. Les œufs issus de systèmes d’élevage en cage aménagée ont représenté 54,8 % de ces volumes en 2020 contre 64,4 % en 2019, 71 % en 2018 et 90 % en 2011.

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Exportations soutenues

Sur le volet du commerce, « 2020 constitue une année charnière pour les ventes d’œufs de France à l’international, souligne Loïc Coulombel. La progression des exportations (+11,8 % en volume et +9,4 % en valeur) et le recul des importations ont permis de réduire le déficit de la balance commerciale en volume et d’enregistrer un excédent en valeur de 4 millions d’euros ».

Dans le détail, les envois d’œufs coquille ont bondi de 55 % en volume l’an passé, et de 39,8 % en valeur. Le commerce des ovoproduits a de son côté progressé de 2,3 % en volume et de 1,6 % en valeur pour atteindre 99 millions d’euros. « 5 800 tonnes d’ovoproduits sont parties à l’international, soit environ 30 % de la production française », détaille Loïc Coulombel. 85 % des exportations étaient à destination de l’Union européenne à 28.

Vincent Guyot