La lecture des transpondeurs est quasiment impossible dans une majorité des établissements détenteurs de loups captifs (parcs zoologiques, particuliers, élevages… ). Ce sont les conclusions de la mission de contrôle des loups captifs ordonnée par le préfet coordonnateur Auvergne Rhône-Alpes du Plan national d’action loup et des activités d’élevage (PNA).

67 établissements répartis dans 48 départements ont été inspectés. « Pour 45 établissements sur 67, il n’a pas été possible de vérifier que les loups présents dans l’enclos correspondent bien à ceux sur les registres », observe le rapport. Cela en raison d’un enclos souvent trop grand, alors que la lecture de la puce doit se faire à quelques centimètres selon les contrôleurs.

Puce avec transpondeur GPS

Pour améliorer la situation, les contrôleurs estiment qu’il serait « opportun de réfléchir » à de nouveaux équipements comme une puce pouvant être lue à grande distance, voire l’utilisation de puce avec transpondeur GPS qui permettrait d’être informés sur les éventuelles fuites d’animaux.

Les contrôleurs, d’après leurs relevés, estiment néanmoins que le risque de fuite d’animaux détenus et de croisement avec les loups sauvages est extrêmement faible. Ils recommandent « de disposer a minima de photos de tous les loups des parcs, et notamment des signes particuliers de chaque animal. »

En cas de fuite, ils pourraient constituer une ressource d’informations précieuses. Tout comme éventuellement le profil génétique de tous les animaux détenus. Des recommandations, mais pas de sanctions pour ces établissements donc. En élevage ovins, les sanctions financières pour défaut de boucles sont bien plus rapides.

M.-F. M.