La présidence française de l’Union européenne, qui s’achèvera dans quelques jours, a notamment mis les clauses et les mesures miroirs au centre du débat. Ces avancées ont été saluées par les filières d’élevage. Pourtant, les éleveurs d’ovins et de bovins sont aujourd’hui inquiets. Ils redoutent l’annonce prochaine, par la Commission européenne, de la conclusion d’un accord bilatéral entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande.

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Atrazine et tourteaux palmiste pointés du doigt

« Un accord qui facilitera l’arrivée sur le marché européen de plusieurs milliers de tonnes de produits laitiers, de viandes ovines et de viandes bovines depuis l’autre bout du monde… sans que cette libéralisation ne s’accompagne d’une exigence de respect de nos normes de production agricoles », s’insurgent le Cniel et Interbev dans une lettre commune adressée à Elisabeth Borne et datée du 28 juin 2022.

« Ni l’utilisation par les éleveurs néozélandais d’herbicides classés nocifs pour l’homme et interdits en Europe depuis 2003 comme l’atrazine, ni la présence de tourteaux de palmistes responsables de la déforestation dans l’alimentation des vaches néo-zélandaises, ni l’absence d’obligations réglementaires encadrant le transport des animaux, ne semblent en effet être posées comme des obstacles à l’arrivée de viandes néo-zélandaises », détaille de son côté la FNB dans un communiqué du 28 juin 2022.

Le syndicat et les deux interprofessions demandent à minima, que les produits d’élevage importé via cet accord doivent respectent les « normes d’élevage européennes en matière de traçabilité, de bien-être animal et d’utilisation des médicaments vétérinaires et des produits phytosanitaires ».

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Marie-Astrid Batut