Alors que l’association antispéciste L214 s’est attaquée à l’agrandissement d’un élevage de volailles à Pihem (Pas-de-Calais) le 7 avril 2021 via un communiqué, l’interprofession des volailles françaises, Anvol, riposte et défend sa filière dans un communiqué.

Contrer la concurrence internationale

« Les éleveurs français sont soumis à des critères stricts en matière d’élevage des volailles et font également preuve d’engagements volontaires pour aller plus loin encore », rappelle l’interprofession.

La filière s’engage et investit pour proposer une alternative française à la demande en poulets standards du marché national, « afin de contrer la concurrence de pays moins regardants sur les conditions d’élevage, comme l’Ukraine ou le Brésil ». La taille des installations y est d’ailleurs bien plus importante qu’en France et le coût de production bien plus faible, défend l’Anvol.

« Il en va de la souveraineté alimentaire du pays, confronté à des importations de bas de gamme et à bas coûts. En 2020, 41 % des poulets consommés en France ont été importés malgré la crise », rajoute l’interprofession.

Les faux arguments balayés

L’Anvol en profite pour dénoncer les « faux arguments récurrents sur les antibiotiques véhiculés par ces extrémistes », soulignant les progrès réalisés par la filière : les éleveurs français ont réduit de 60,5 % leur utilisation d’antibiotiques par rapport à 2011, dépassant ainsi l’objectif fixé à –60 % à l’horizon de 2025.

« Les antibiotiques ne sont jamais utilisés à titre préventif en France, mais uniquement en cas de maladie avérée des volailles, sur prescription d’un vétérinaire et pour une durée strictement déterminée », rappelle l’interprofession.

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Raphaëlle Borget