Le mercredi 27 janvier 2021, lors d’une table-ronde qui a rassemblé ses principaux dirigeants, le Gnis a dévoilé son nouveau nom, Semae, et a présenté son nouveau projet stratégique. Parmi les mesures phares, l’intégration des syndicats minoritaires et la création d’une section portant sur la diversité des semences.

Les syndicats minoritaires rentrent au conseil d’administration

Semae a invité la Coordination rurale, la Confédération paysanne et Jeunes Agriculteurs a devenir administrateur. Pour l’instant, seule la FNSEA siégeait à l’interprofession des semences et plants. JA a répondu positivement à cette proposition et Semae attend la réponse des deux autres syndicats.

De gauche à droite : Jean-François Roussel, président de la section des plants de pomme de terre, Claude Tabel, président de la section des semences fourragères et à gazon, François Desprez, président, Pierre Pagès, vice-président, Thomas Bourgeois, vice-président de la section des céréales à paille et des protéagineux, Laurent Bourdil, président de la section des plantes oléagineuses. © Semae

Toutes les formes et usages de semences et plants

L‘interprofession se dote d’une neuvième section, celle de la diversité des semences. L’objectif : élargir son périmètre afin que Semae soit l’interprofession « de toutes les formes et de tous les usages des semences et plants ». La liste des membres de cette nouvelle section n’est pas encore connue mais l’objectif est d’intégrer tout le monde : semences paysannes, semences de ferme, trieurs à façon

La Confédération paysanne répond

Dans un communiqué de presse diffusé le 27 janvier en début de soirée, la Confédération paysanne a estimé que si Semae « prétend s’ouvrir aux semences de ferme et paysannes et aux syndicats minoritaires, il ne les considère qu’en tant qu’utilisateurs des semences vendues par l’industrie semencière ».

Que réclame l’organisation syndicale ? Que l’interprofession « lui accorde dans ses statuts une place en tant que représentant des agriculteurs comme utilisateurs de semences commerciales et aussi comme producteurs.trices de semences de ferme et paysannes. La prise en compte [de cette revendication], dans les statuts et dans l’arrêté de nomination, marquerait le véritable changement de paradigme de cette organisation. »

Renaud d’Hardivilliers